La réduction des polluants de l’air intérieur : une aide à la lutte contre le COVID-19?

Dimanche 15 Mars 2020, le Président de la République a fait le choix de confiner les français à leur domicile. L’objectif étant de limiter au maximum de la transmission du Coronavirus et chez POLLENS nous saluons et respectons les consignes qui nous ont été données. Toutefois, nous n’oublions pas que l’air intérieur est 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur.

En tant qu’expert en toxicologie, écotoxicologie et santé environnementale, nous souhaitons rappeler qu’une mauvaise qualité de l’air intérieur peut engendrer des pathologies lourdes telles que des troubles respiratoires ou encore des crises d’asthmes, rendant ainsi la population beaucoup plus vulnérable au Coronavirus.

Depuis plusieurs semaines maintenant, nous passons 95 à 99% de notre temps dans nos logements. C’est pourquoi il nous a semblé opportun de vous donner nos petites astuces et alternatives pour protéger votre santé et vos voies respiratoires, afin de ne pas vous rendre plus sensible au virus.

Pourquoi l’air intérieur est-il plus pollué qu’à l’extérieur?

À l’heure actuelle, nos logements sont de mieux en mieux isolés. Le froid et l’air extérieur n’entrent que très peu dans nos maisons. À cela, s’ajoute une ventilation insuffisante des logements, des VMC (ventilation mécanique contrôlée) souvent mal entretenues et des sources de pollution intérieures multiples et invisibles.

Quelles sont les sources de pollution intérieure ?

Certains équipements ou usages peuvent être des sources chroniques de pollution (émissions continues de faible doses) alors que d’autres vont plutôt provoquer des pics ponctuels de pollution.

Les sources diffuses de polluants :

Meubles : canapés, armoires, lits, matelas, oreillers, tapis…
Matériaux de construction : isolants, peintures, vernis, bois collés, pvc…

Les sources aiguës de pollution (usages) :

Fumée (tabac, bougies, cuissons…)
Produits d’entretien,
Poussières (aspirateur),
Cuissons,
Allergènes (animaux, plantes, moisissures, acariens…)
• Produits d’hygiènes et cosmétiques

Quelles sont les conséquences sur votre santé ?

Les risques pour votre santé ne sont pas les mêmes en fonction que votre exposition soit à court ou long terme.

À court terme, l’exposition à des doses élevées peut conduire à différentes réactions :

Irritation oculaire, nasale et de la gorge
Maux de tête, difficulté de concentration (présence de  composés organiques volatils (COV), mauvaise ventilation…)
• Pour les cas les plus extrêmes : nausée, toux, troubles respiratoires, crises d’asthmes, intoxication au monoxyde de carbone (CO), asphyxie et décès.

À long terme, l’exposition à des doses mêmes faibles peuvent aggraver ou être à l’origine de certaines pathologies chroniques ou maladies graves :

Hypersensibilité bronchique, diminution de la capacité respiratoire
• Responsabilité probable dans certains cancers (tabac, formaldéhyde, benzène, particules, radons…)

Quel lien entre le COVID-19 et l’air intérieur?

Une mauvaise qualité de l’air intérieur peut aggraver certaines pathologies : asthme, troubles respiratoires, diminution de la capacité respiratoire, etc.

Comme l’indique le gouvernement ainsi que les différentes agences des santé (Santé Publique France, INSERM…) le COVID-19 agit sur les voies respiratoires. Toute substance pouvant abîmer les tissus pulmonaires nous rend vulnérable au virus.

À titre d’exemple,

fumer augmenterai de 50% le risque de développer une forme sévère ou très sévère du COVID-19, par rapport aux non-fumeurs.

Aujourd’hui, il est donc crucial de continuer à protéger nos poumons!

Enfin, rappelons que certains publics (tout comme pour le COVID-19) sont plus sensibles que d’autres :

Femmes enceintes,
Enfants
Personnes âgées
Malades (cardiaques, asthmatiques, bronchites et insuffisants respiratoires)

Les bons gestes à adopter

Ce constat étant, nous vous proposons d’adopter les gestes suivants dans les jours, voire les années à venir !

Ventilez ou aérez : une ventilation de 5 min matin et soir suffit à grandement diminuer la pollution de votre logement. À défaut d’une ventilation, optez pour une aération de 10 min matin et soir.
Ouvrez vos fenêtres en fonction de vos activités : passage de l’aspirateur, utilisation de produits d’entretien, douche, préparation des repas, lessives, tabagisme…
Entretenez vos VMC : le nettoyage une fois par trimestre des bouches d’extraction et de soufflages. Par ailleurs, pensez à faire réaliser l’entretien de celle-ci tous les 3 ans par un professionnel.
Évacuez l’humidité excessive : l’activation de la hotte aspirante et le maintien des couvercles sur les casseroles, ainsi que le séchage du linge à l’extérieur limitent l’humidité des logements.
Utilisez des produits ménagers bons pour la santé et l’environnement : vinaigre blanc, bicarbonate de soude, savon noir…
Limitez voire supprimez certains produits : spray, désodorisants, bougies et bougies parfumées, certaines huiles essentielles, papier d’Arménie, encens…

Contactez Pollens !

Vous voulez nous faire part de votre problématique ? Vous avez une question spécifique ? Discutons-en !

Adresse email
contact@pollens-ecotoxicologie.fr
nos bureaux
Darwin, 87 rue des Queyries 33100 Bordeaux